22 octobre 2013

 

Je viens de lire ce texte de Kierkegaard et ces mots résonnent fortement. Aussi je souhaitais les partager avec vous.

 

"Si je veux réussir à accompagner un être vers un but précis, je dois le chercher là où il est, et, commencer là, justement là. Celui qui ne sait faire cela, se trompe lui-même quand il pense pouvoir aider les autres. Pour aider un être, je dois certainement comprendre plus que lui, mais d'abord comprendre ce qu’il comprend. Si je n’y parviens pas, il ne sert à rien que je sois plus capable et plus savant que lui. Si je désire avant tout montrer ce que je sais, c’est parce que je suis orgueilleux et cherche à être admiré de l’autre plutôt que de l’aider. Tout soutien commence avec humilité devant celui que je veux accompagner, et c'est pourquoi je dois comprendre qu'aider n'est pas vouloir maîtriser mais vouloir servir. Si je n'y arrive pas, je ne puis aider l'autre." (Sören Kierkegaard)

 

 

Je ne savais pas que Zaz faisait également partie de la famille des Colibris, ce n'est pas vraiment une surpise étant donné sa sensibilité et les textes de ses chansons !

Voici sa chanson "Si" avec un texte de J.J. Goldman et un clip de Coline Serreau :

 

"Si j’étais l’ami du bon dieu
Si je connaissais les prières
Si j’avais le sang bleu
Le don d’effacer, tout refaire
Si j’étais reine ou magicienne,
Princesse, fée, grand capitaine...
D’un noble régiment
Si j’avais les pas d’un géant
Je mettrai du ciel en misère
Toutes les larmes en rivières
Et fleurirai des sables au fil même l’espoir
Je sèmerai des utopies
Plier serai interdit
On ne détournera plus les regards
Si j’avais des "mi, des descends"
Des talents, la force ou les charmes
Des maîtres, des puissants
Si j’avais les clés de leurs âmes
Si je savais prendre les armes
Au feu d’une armée de titans
J’allumerai des flammes
Dans les rêves éteints des enfants
Je mettrais des couleurs aux peines
J’inventerai des Édens
Au pas de chance, au pas d’étoile, au moins que rien
Mais je n’ai qu’un cœur en guenille
Et deux mains tendues de brindilles
Une fois que le vent chasse au matin
Mais si nos mains nues se rassemblent
En millions de cœur ensemble
Si nos voix s’unissaient
Quel hiver y résisterait
Un monde fort, plus d’terreur
Où bâtiront dans ses cendres
Peu à peu, miettes à miettes
Goutes à goutes et cœur à cœur
(Peu à peu, miettes à miettes
Goutes à goutes et cœur à cœur)"

 

 

28 juillet 2013

 

Les Zèbres

 

Je sais, cela peut paraître bizarre de parler de Zèbres quand on parle de surdoués, mais tout comme Jeanne Siaud-Facchin, je préfère largement ce terme. Tout d'abord parce qu'il est sympathique ce drôle de zèbre, et parce que les mots "surdoués", "précoces", "haut potentiel" m'ont toujours fait bondir de par les évocations de supériorité qu'elles générent. Evocations si décalées quand on écoute le vécu de la plupart des Zèbres qui se sont sentis différents, en marge, voire fous, et qui ont pour une grande proportion une bien piètre image d'eux mêmes et une confiance en eux oscillante. Se découvrir avec cette spécificité remanie l'identité, remet en perspective bien des choses et c'est un bouleversement pour les familles, les enfants, les adultes qui mettent bout à bout leur spécificité, leur différences dans de nombreux domaines. Etre zèbre c'est avoir un fonctionnement sensitif, émotionnel et cognitif différents. Appréhender tous les reliefs de cette différence permet au fur et à mesure de se découvrir, de mieux se connaître, de faire des ponts entre tellement de vécus, de ressentis que cela peut parfois donner le vertige. Et puis un jour, on arrive à s'harmoniser, à faire la part des choses entre notre individualité propre en tant que personne, en incluant ces données de la zébritude, en apprenant à s'en servir pour Etre enfin, se sentir unifié et aller plus profondément en soi. On sort de cette sensation d'être différent dans son acception négative, dans ce qu'elle a de séparatrice.

Cette impression de Re-Naissance et de bien-être, je vous la souhaite à tous.

Très beau dimanche à vous :-)