Les Zèbres

    

Je sais, cela peut paraître bizarre de parler de Zèbres quand on parle de surdoués, mais tout comme Jeanne Siaud-Facchin, je préfère largement ce terme. Tout d'abord parce qu'il est sympathique ce drôle de zèbre, et parce que les mots "surdoués", "précoces", "haut potentiel" m'ont toujours fait bondir de par les évocations de supériorité qu'elles générent. Evocations si décalées quand on écoute le vécu de la plupart des Zèbres qui se sont sentis différents, en marge, voire fous, et qui ont pour une grande proportion une bien piètre image d'eux    mêmes et une confiance en eux oscillante. Se découvrir avec cette spécificité remanie l'identité, remet en perspective bien des choses et c'est un bouleversement pour les familles, les enfants,    les adultes qui mettent bout à bout leur spécificité, leur différences dans de nombreux domaines. Etre zèbre c'est avoir un fonctionnement sensitif, émotionnel et cognitif différents. Appréhender    tous les reliefs de cette différence permet au fur et à mesure de se découvrir, de mieux se connaître, de faire des ponts entre tellement de vécus, de ressentis que cela peut parfois donner le    vertige. Et puis un jour, on arrive à s'harmoniser, à faire la part des choses entre notre individualité propre en tant que personne, en incluant ces données de la zébritude, en apprenant à    s'en servir pour Etre enfin, se sentir unifié et aller plus profondément en soi. On sort de cette sensation d'être différent dans son acception négative, dans ce qu'elle a de séparatrice.

Cette impression de Re-Naissance et de bien-être, je vous la souhaite à tous.

Très beau dimanche à vous :-)

Écrire commentaire

Commentaires : 0